Dix ans de médiation nocturne

Yverdon-les-Bains

12 Mar, 2026

A l’occasion du dixième anniversaire de la médiation nocturne, les autorités de la Ville ont rendu hommage au citoyennes et citoyens qui ont consacré, et consacrent encore, des heures de présence dans les rues du centre-ville en fin de semaine. Ils oeuvrent à apaiser, par le dialogue, de potentielles tensions.

Légende photo: Christian Stoll est engagé depuis le début. Il évolue dans l’espace public en compagnie de son épouse.

Une quarantaine de médiateurs se sont engagés ces dix dernières années, consacrant de nombreuses soirées au dialogue avec les citoyens. Une demi-douzaine d’entre eux participent à cette opération depuis son lancement, et, à l’instar de Bernard Annen et Christian Stoll, ils ne sont pas du tout lassés. Bien au contraire.

La cérémonie organisée le mercredi 3 mars à la salle des Débats de l’Hôtel de Ville avait pour but de rendre hommage à ces volontaires, femmes et hommes, présents sur la place publique les soirs du vendredi et du samedi.

Cette opération d’apaisement a pour origine un drame survenu en 2014 sur la place Bel-Air, lorsque le jeune Dylan a succombé aux coups assénés par un adolescent. Ce drame a non seulement choqué la ville, mais il a eu des répercussions bien au-delà. La création de la médiation nocturne a été l’une des réponses données par les autorités. Elle est le résultat d’un dialogue entre le Service de la jeunesse et de l’action sociale (JECOS) et du Service de la sécurité publique. A l’époque, cette collaboration entre deux services parfois antagonistes, était une première. Depuis 2019, la médiation nocturne a été rattachée à l’Observatoire de la sécurité.

Lors de la partie officielle, le syndic Pierre Dessemontet a relevé l’importance de l’action de médiation, qui privilégie le dialogue et la proximité dans l’espace public, cela de 21h à 1h du matin. « Cette action favorise la régulation de certains comportements », a relevé l’élu. Municipal en charge de la police, Christian Weiler a pour sa part relevé que depuis le lancement de la médiation nocturne, les faits divers sont moins nombreux en ville. Il a également souligné que les volontaires suivent une formation de trois jours et demi, avec des stages dans la rue. Ils bénéficient également d’une formation continue sous la forme de deux modules annuels.

Chef du Service de la sécurité publique, Pascal Pittet a pour sa part relevé que la cohésion ne repose pas uniquement sur des infrastructures et des règlements, « mais aussi sur la qualité du lien social ». Et de rendre hommage à ceux qui font preuve de présence, d’écoute et de patience, mais aussi de bienveillance. Volontaire de la première heure, Christian Stoll a souligné la qualité de ce concept qui permet de réduire les incivilités et contribue au vivre ensemble.